paroles

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La java de la Cigale Je souris
Albi mon occitane Appelle mémé
Est-ce que tu m'aimeras ? Etienne
Les vers de mirliton Matin amoureux
Omar   Parigot

       

 La java de la Cigale

Un, deux, trois, quatre, cinq, six

Sept, huit, neuf, dix, onze, douze… (bis)

 

Toi, tu es riche fourmi, moi je suis pauvre cigale

Toi tu as de gros soucis, et moi je crève la dalle

 

Toi tu es dans ton grenier et moi je suis sur la paille

Toi tu sais très bien compter, moi je ne sais que chanter

 

Un, deux, trois, quatre, cinq, six

Sept, huit, neuf, dix, onze, douze… (bis)

 

Je ne veux rien demander, je ne veux pas ton oseille

Encore moins la charité, je veux juste tes oreilles

 

J’ai écrit de jolis contes, voudrais-tu les écouter ?

Tu ne perdras pas le compte, tu ne perdras pas ton blé

 

Un, deux, trois, quatre, cinq, six

Sept, huit, neuf, dix, onze, douze… (bis)

 

Je te prendrai un et deux, trois minutes de ton temps

Le temps de danser à deux, une java à trois temps

 

A force de m’écouter, tu entreras dans la danse

Je saurai me faire aimer, je vaincrai tes réticences

 

Un, deux, trois, quatre, cinq, six

Sept, huit, neuf, dix, onze, douze… (bis)

 

Tu verras on f’ra la fête, tu oublieras tes malheurs

On partira en goguette, et tu m’ouvriras ton cœur

 

Toi tu es riche fourmi, moi je suis pauvre cigale

Toi tu as de gros soucis, et moi je crève la dalle

 

Un, deux, trois, quatre, cinq, six… j’ai envie de saucisses

Sept, huit, neuf, dix, onze, douze… de Toulouse

 

Tu additionnes tes tunes, moi je ne fais que rêver

Mes pensées sont dans la lune, toi tu restes enfermée

 

Ma jolie petite fourmi, descends donc de ton grenier

Nous allons faire des folies, dans mes bras tu vas rêver

 

Un, deux, trois, quatre, cinq, six,

Sept, huit, neuf, dix, onze, douze

Un, deux, trois, quatre, cinq, six  Allez, bouge !

  

 

A force de faire le siège, de la petite comptable

J’ai su déjouer le piège, qui me fermerait sa table

 

Voici ce que la fourmi, un beau jour m’a déclaré

Un poème bien joli, dans une langue châtiée

 

Un, deux, trois, quatre, cinq, six

Sept, huit, neuf, dix, onze, douze… (bis)

 

« Vous chantiez j’en suis fort aise, hé bien maintenant entrez

Installez-vous bien à l’aise, je descends de mon grenier

 

Je vous aime ô mon artiste, tous les deux faisons ripaille

Vraiment je serais bien triste, de vous laisser sur la paille ! »

 

Mmmmmmmmmmmmmmmmmm

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Je souris

 

Je souris à la lune et je souris au vent

Comme Jean de la lune, je vais en souriant

 

Je souris aux nuages,  je souris à la terre,

A la pluie de passage rafraichissant les airs

 

Je souris à la vie, à son soleil levant

Je souris à la nuit et au hibou chantant

 

On dit « elle est follette, peut-être un peu idiote

La petite marionnette, la pauvre mendigote »

 

Mon sourire est gratuit, il est la fleur des champs

Un doux parfum de fruit qui joue avec le vent

 

Ce sourire, je vous jure, est vrai comme un printemps

Il n’est pas de posture, il me vient du dedans

 

Je souris à celui qui ne me sourit pas

Peut-être un jour l’envie, dans son cœur renaîtra

 

Au fou, au forcené, furieux qui n’aime pas

Un jour le goût d’aimer, sans doute lui reviendra

 

Je souris à la vieille même si elle n’entend pas

La nuit dans son sommeil, elle s’en souviendra

 

A l’aveugle/ amnésique, même s’il ne me voit pas

Mon sourire est musique, il la reconnaitra

 

Le sourire tisserand adoucit les soucis

Sur le tissus tu temps comme une broderie

 

Je sourirai quand-même à mes derniers instants

Dans ma vieillesse extrême quand j’aurai plus de dent

 

Cueille cueille la vie tant qu’il est encore temps

C’est bien vite fini, il faut aimer avant

 

Je te dis sans manière, tant qu’on est des vivants

Je veux qu’au cimetière, tu m’enterres en chantant

 

Et arrivée au ciel, je sourirai ravie

Au Pèr’ éternel, au Pèr’ de la vie

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Albi, mon occitane

 Albi tu es ma ville, paysanne endormie

Tu te réveilles tard et tu t’endors trop tôt

Quand seras-tu gitane, ma beauté alanguie

Tirée de ton sommeil d’un baiser sur ta peau

 

Albi mon occitane et un peu espagnole

Mets ta robe de fête je t’emmène danser

Sous le ciel étoilé dans la nuit la plus folle

Dans les bras amoureux de mon cœur enflammé

 

L’été tu te fais dure en chaleur insolente

Le soleil met le feu à ta robe de pierre

L’hiver en ta froidure rêveuse somnolente

Tu retournes à ton lit de songes et de mystères

 

Albi mon occitane et un peu espagnole

Fais tournoyer ta robe au soleil de l’été

Relève tes jupons dansons la farandole

Avec tous les enfants qui chantent en juillet

 

La nuit tu fais un rêve, ma belle médiévale

Tu t’élances haut les cœurs vers d’autres horizons

Ta figure de proue au vaisseau cathédrale

Sillonne l’océan de l’imagination

 

Albi mon occitane et un peu espagnole

Mets ta robe de fête je t’emmène danser

Sous le ciel étoilé dans la nuit la plus folle

Dans les bras amoureux de mon cœur enflammé

 

Tu bats à l’unisson des cœurs simples et droits

O toi qui sans façon fait l’hospitalité

Aux enfants malheureux, à ceux qui sont sans toit

A ceux qui sans boussole s’arrêtent fatigués

 

Albi mon occitane et un peu espagnole

Fais tournoyer ta robe au soleil de l’été

Relève tes jupons dansons la farandole

Avec tous les enfants qui chantent en juillet

 

Ecoute ma chanson, jeune fille indolente

Je suis le prince noir sur mon cheval fougueux

Je te réveillerai ma princesse charmante

Je te réchaufferai de mes baisers de feu

 

Albi mon occitane et un peu espagnole

Mets ta robe de feu je t’emmène danser

Enfin tu es gitane dans la nuit la plus folle

Dans les bras amoureux de mon cœur enflammé

 

bis

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Appelle mémé

J’ai 6 ans. Ma maman me dit d’écrire à ma mémé… Mais j’écris trop lentement ! 

 Il faut que j’écrive à mémé »

Mais comme c’est beaucoup trop long

Maman commence à s’énerver

Ok, d’accord téléphonons

O Non, O non !

 

J’ai 15 ans…

Je suis le crac, je suis l’idole

De mes copains trop délirants

Je suis la star de mon école

Plus rien à foutre de mes parents

aren, aren,  

 

J’ai 30 ans

Je suis pendue à mon Iphone

Je me crois quelqu’un d’important

Je suis une grande personne

Avec un tas d’amis marrants

marrants, marrants !

 

J’ai 60 ans

N’allez pas croir’ qu’j’suis pas branchée

L’ordi, les mails, ça me connaît

A la retraite j’suis surbookée !

Je n’arrête pas de chatter

Chatter chatter

 

J’ai 80 ans

Maintenant je suis fatigué

Je me lève par habitude

A mon tour d’être la mémé

Qu’on oublie dans sa solitude

 

Parfois mes oreilles résonnent

Mon cœur sursaute et fait des bonds

Y’a mon téléphone qui sonne

Mais c’est une hallucination

TUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT

 

Il faut que j’écrive à mémé »

Mais comme c’est beaucoup trop long

Maman commence à s’énerver

Ok , d’accord téléphonons

 

Allô mémé ?

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Est ce que tu m’aimeras ?

 

Est-ce que tu m’aimeras, peut-être oui, peut-être pas

Tu es là devant moi, tu me regardes, je te vois

 

Je fais le premier pas, je me présente à toi.

Est-ce que tu écouteras, est-ce que tu m’entendras ?

 

J’ai tant de choses à dire, je garde le silence

Je reste sans mots dire, je viens, je m’avance

 

J’ai tout à découvrir, je scrute, je regarde

Je t’aperçois sourire, tu relâches la garde

 

Je m’avance sans haine, je ne joue pas l’esquive

Sur le devant de scène, mon émotion est vive

 

Est-ce que tu m’aimeras, peut-être oui, peut-être pas

Tu es là devant moi, tu me regardes, je te vois

 

Ton silence est précieux, plus précieux que mes mots

Toi tu es ombrageux, et je te trouve beau

 

Tu es seul et innombrable, trésor de mille vies

De récits incroyables, d’amour et de folie

 

Ton monde me percute, j’engage le combat

Je prends des uppercuts, je ne recule pas

 

Ma musique est la tienne, je volerai tes joies

Tes amours ou tes haines, et leurs reflets en moi

 

Quand je me fais miroir, mon cœur me laisse en miette

Pas loin du désespoir, je redeviens fillette

 

Avec ce petit reste, je prendrai mille noms

Un nom pour chaque geste, et pour chaque émotion

 

Bientôt je vais me taire, ce sera pour mieux vivre

Découvrir les mystères, qu’on n’trouve pas dans les livres

 

MMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM

MMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM

 

Est-ce que tu me souris, tu souris ou tu pleures ?

Je veux te dire qu’ici, ce soir je n’ai plus peur

 

N’écoute plus mes mots, ils ne disent qu’eux-mêmes

Le frisson sur ma peau, te dit plus, te dit : « J’aime »

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Etienne

 

Etienne, te souviens-tu

Des courses éperdues

Sur la place du village

De ton jeune âge

 

Tu étais le bolide

Le champion électrique

Dans ta voiture rapide

Tétraplégique

 

Dans ton corps tout cassé

Ton rire enfermé

Eclatait aux oreilles

Comme un soleil

 

Tu avais tant à dire

Sans prononcer de mots

Tu préférais écrire

Et c’était beau

 

Tu écrivais : « bientôt

A la course de vélo

Je vous gagnerai tous

Quand j’s’rai là-haut

 

Plus moyen d’m’arrêter

Plus jamais fatigué

Dans la ronde sans fin

J’ gambaderai

 

Tu étais, je le pense

En grande intelligence

Avec une armée d’anges

Du ciel immense

 

Quand tes amis du ciel

Languiront trop de toi

Tu feras le grand saut

Oui, je le crois

 

 

Le voilà arrivé !

Plus de tranquillité

Etienne en Paradis

Il est guéri !

 

Vous avez intérêt

A tous planquer vos pieds

Il va marcher dessus

Oui, tout exprès !

 

Alors on aura hâte

De te rejoindre un jour

Dans ta demeure du ciel

Ton ciel d’amour

 

Le seul qui s’ra en deuil

Laissé sur cette terre

Tout seul au cimetière

Ce s’ra l’fauteuil !

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Les vers de mirliton

 

J’ai voulu faire une chanson

Avec des phrases et puis des rimes

Il ne reste plus qu’un trognon

De pomme, c’est la déprime

 

J’ai invoqué les dieux l’Olympe

Ferré, Brassens et Barbara

Je sue, je force, ça y est je grimpe

Et dégringole tout en bas

 

Refrain

Je ne m’appelle que Marion

La poésie c’est pas mon fort

Je vais pas pleurer sur mon sort

Je fais des vers de mirliton

 

L’envie est là elle déborde

L’envie d’écrire une ballade

Les mots se mêlent en désordre

Et ça ne fait qu’une salade

 

Ah que c’est dur d’être poète

Et quand le talent n’est pas là

Ca prend le cœur, ça prend la tête

Je me venge sur le chocolat

 

Refrain

 

La nuit je crois que les mots chantent

Ca y est j’ai trouvé ma chanson

La la la la, ça m’enchante !

Et au matin quelle déception

 

Comment fait-on quand on est comme

Un ver pas encore papillon

La solution est dans la gomme

Qui effacera ma chanson

 

Refrain

 

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Matin amoureux

  

Je regarde devant, enfin libre et heureuse

Sans peur ni tremblement, sans regrets ni pourquoi

Aux portes de la mort, je ne frémirai pas

La mort c’est maintenant, la vie est au-delà

 

En regardant le ciel, je détourne les yeux

De ma planète terre qui n’est plus vraiment bleue

Elle a été si belle mais le monde est si vieux

Il en fait une poubelle et fait de mieux en mieux

 

Mais j’aimerai toujours et la fleur et l’abeille

Le beurre l’argent du beurre et la belle fermière

Je suis lionne blessée pas très loin d’expirer

Mais au seuil de la mort, je rugirai encore

  

Je te dis ma colère mais pas mon désespoir

Ma colère est d’hier, demain est au hasard

Tu m’attends et j’arrive sans détour ni dérive

Sur le pont du navire, oui je quitte la rive

 

Je navigue aujourd’hui sur le grand fleuve Amour

Dans ta main protectrice je me laisse porter

Je m’enroul’ tout autour de ton mât déployé

Je me laisse glisser sur les flots sans retour

 

Mes colères sont les tiennes, je te les abandonne

Mes poings sont trop petits et mon souffle trop court

Toi tu es le guerrier, tu seras le vainqueur

Ton amour est plus grand, bien plus grand que mon cœur

 

Ton regard est plus juste, tes colères plus terribles

J’abandonne les miennes, je dépose mes haines

Je dépose les armes, je dépose les larmes

Je fondrai dans ton feu, tu seras mon Orfèvre

 

Tu feras de ma nuit de cette nuit de fièvre

 Un matin amoureux    

 

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Omar

 J’avais un professeur de chant lyrique, il s’appelait Omar

Il enseignait les notes et la musique dans un conservatoire

Laï Laï Laï………………………………………………………………

  

Il était ukrénien et slavon, il chantait l’opéra

Il avait une voix de baryton, belle comme la Volga

Laï Laï Laï…………………………………………………………………

  

Dès le matin, Omar le Maestro, de sa voix de stentor

Tapant sur le clavier de son piano, me disait « CHANTE FORT ! »

Laï Laï Laï…………………………………………………………………

  

Il arrivait avec le mal de tête, il faut dire que la veille

Il avait bu, il avait fait la fête, pas au jus de groseille

Laï Laï Laï…………………………………………………………………

  

Quand il m’écoutait en spécialiste, et qu’il aimait ma voix

Omar qui était  fin psychanalyste, me prenait dans ses bras

Laï Laï Laï…………………………………………………………………

  

Les jours où j’étais vraiment trop crispée, il disait « Aï, Aï, Aï

MARION QUEL DROLE (    ) PERSONNAGE TU ES, TON CŒUR EST EN BATAILLE ! Laï Laï Laï………………………………………………………

 

 Il me disait : « TROP TU REFLECHIS ! CHANTER C’EST COMME YOGA !

LA NATURE EST BIEN FAITE MA CHERIE, C’EST DIEU QUI DONNE LA VOIX ! Laï Laï Laï…………………………………………………………………

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Parigot

 

 Le bonheur ressemble à une balade avec toi

Main dans la main au fil des ruelles de ton Paname

 

Le bonheur ressemble à une balade avec toi

En flânant clopin clopan jusqu’à Notre Dame

 

On mange une glace en écoutant jouer un jazz-man

Il pose un baiser sur la note bleue de ton âme

 

Toi tu es un peu gêné de jouer les touristes

Je vois passer dans tes yeux comme un nuage triste

 

J’entends la voix de Dutronc qui chante « Paris s’éveille »

C’est l’écho de ton passé que sa chanson éveille

 

Je te vois jeune garçon des rues de Ménilmuche

Les fins de nuits arrosées qui zigue-zaguent et trébuchent

 

Tout te revient en mémoire, rien ne s’est effacé

Le roi de Montmartre, les bitures chez la mère Venet

 

Les Cath’rine et les André, le Fabrice coiffeur

Les fillettes à cols roulés, les artistes glandeurs

 

Toi tu es mon parigot poète et mystique

Raconte encore ton passé chevalier héroïque

 

Révolutionnaire en marche vers un demain meilleur

Combattant le beau combat du rêve et de l’ailleurs

 

Ton Panam est dans ton cœur et ton cœur est à moi

Ton passé et ton présent ne s’effaceront pas

 

Le ciel joue de ses reflets dans l’eau bleue de la Seine

Regarde-le dans mes yeux, il efface ta peine

 

Le bonheur ressemble à une balade avec toi

Main dans la main au fil des ruelles de ton Panam

 

Le bonheur ressemble à une balade avec toi

En flânant clopin clopan jusqu’à Notre Dame

 

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